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L'ARTICLE DE BLOG

Quand nos inconscients se parlent

Une histoire vécue en séance d'hypnose


Contact entre inconscients avec l'hypnose

Une personne vient me consulter, il y a un an, pour se libérer d'un comportement automatique dont la seule volonté ne suffisait pas à la défaire : elle se rongeait les ongles.

Ce comportement, il s'avère, était né d'un choc : une femme médecin, qui avait pris grand soin d'elle dans une période difficile, était décédée brutalement.


Nous n'avions eu qu'une seule séance à l'époque, avec une amélioration à la clé, mais il aurait fallu poursuivre : la problématique avait des ramifications plus profondes.

Onze mois plus tard, elle a décidé de revenir. La veille de sa séance, en la préparant, une idée s'est imposée à moi : utiliser la PTR (Psychothérapie du Trauma Réassociative), une technique d'hypnose conversationnelle que je pratique régulièrement. L'intention étant, à une étape précise, de permettre à la part d'elle-même choquée par ce décès soudain de vivre différemment cet épisode. Les faits ne changent pas, mais grâce à l'hypnose, l'empreinte émotionnelle gravée dans le passé, et qui vient perturber le présent, peut être réinterprétée.


Mon idée, précisément : retourner dans le temps, autour de la nuit du décès, et imaginer qu'en songe, ce médecin vienne rendre visite à ma cliente pour lui annoncer son départ, échanger avec elle sur les années passées ensemble, sur le chemin parcouru, et la rassurer : elle serait en de bonnes mains avec la consœur qui allait prendre le relais et qu'elle connaissait déjà. Une façon d'adoucir une séparation restée douloureuse.

Bien sûr, ce n'était qu'une intention de ma part. Face à chaque personne que j'accompagne, je m'adapte toujours à ce qu'elle m'apporte, sans jamais rien imposer.


Le lendemain, ma cliente arrive en séance. Je ne lui avais parlé de rien. Et pourtant, l'une des premières choses qu'elle me confie, c'est qu'elle ne rêve jamais de son médecin décédé — mais que la nuit précédente, elle avait fait un rêve étrange : l'ancienne assistante de cette femme médecin était venue lui rendre visite, pour qu'elles aillent ensemble se recueillir sur sa tombe.


Cet épisode illustre quelque chose que j'observe souvent dans mon travail : même à distance, nos inconscients communiquent. Beaucoup en font l'expérience avec un être aimé, qui « sent » qu'il lui est arrivé quelque chose de grave, même à l'autre bout du monde. Cette capacité, nous la possédons tous. Elle ne demande qu'à être développée, car elle peut se révéler précieuse lorsque nous poursuivons un but commun, comme le mieux-être d'une personne ou d'un groupe.


La science s'intéresse à ce type de lien. Un champ de recherche récent en neurosciences, appelé « synchronie inter-cérébrale » (mesurée par des techniques d'imagerie combinée, ou hyperscanning), s'est développé depuis une dizaine d'années. Il montre que l'activité cérébrale de deux personnes en relation — un parent et son enfant, un thérapeute et son patient, deux membres d'un couple — peut s'aligner et se synchroniser, bien au-delà de ce que l'on pensait possible. Ces travaux portent avant tout sur des interactions en présence, mais ils viennent bousculer une idée reçue : nos systèmes nerveux ne fonctionnent pas en vase clos, ils s'entremêlent avec ceux des personnes auxquelles nous sommes liés, d'une façon que la science commence tout juste à savoir mesurer.


Par ailleurs, le physicien français Philippe Guillemant, chercheur au CNRS, propose une piste de réflexion complémentaire avec sa théorie de la double causalité : selon lui, notre futur serait, dans une certaine mesure, déjà en germe, et nos synchronicités seraient les traces sensibles de ce dialogue permanent entre notre présent, nos intentions et cet avenir en formation. Une hypothèse qui reste débattue et à la frontière de la physique classique, mais qui a le mérite d'ouvrir un espace de réflexion passionnant sur les liens invisibles qui nous relient les uns aux autres.


Que l'on parle de synchronicité, d'intuition ou de communication inconsciente, l'essentiel est peut-être là : c'est en étant attentifs à ces signes, à ces coïncidences qui nous parlent, que nous pouvons apprendre à nous en servir pour construire un futur qui nous ressemble davantage.


Logo du Cabinet  Le Chemin du Levant, de Sylvie Moisan Hypnothérapeute
Sylvie Moisan, Hypnose Thérapeutique

Sylvie Moisan

Maître Praticienne en Hypnose Ericksonienne

Praticienne Niveau 2 Hypnose Régressive Quantique QHHT (Dolores Cannon)

+41 79 460 62 85

A Lutry & Grandvaux

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Page du site internet d’Hypnose Thérapeutique de Sylvie Moisan, le Chemin du Levant

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